Recherches agricoles integrées

Recherche et introductions des technologies sur les légumineuses et les céréales.

Renforcement et diversification de la production agricole pour le marche et adoption des technologies agricoles

Constitution de la base des données horticoles en HORTIVAR

Renforcement du commerce transfrontalier pour une meilleure sécurité alimentaire

Appui aux dynamiques de production agricole et de diffusion des technologies agricoles

Ce programme vise non seulement à accompagner le monde rural pour intensifier et diversifier les productions agricoles mais aussi à intégrer des technologies agricoles issues de la recherche et développées par les centres internationaux et nationaux de recherche. Les activités sont bases particulièrement pour la production du bananier, de légumineuses et de manioc ainsi que les céréales. Il vise aussi à valoriser les aliments traditionnels oubliés à travers l’horticulture.

Le programme avec CIALCA (Consortium for Improved Agriculture-based Livelihoods in Central Africa) est opérationnel depuis 2006. Le CIALCA est un consortium de trois institutions internationales de recherche agricole (CIAT – IITA – Bioversity international). Toutes trois ont reçu des subsides de la DGCD et mettent en œuvre un programme de recherche dans la région des grands lacs, le consortium doit faciliter la communication et les synergies entre ces organisations et éviter les double-emplois.

La Plate-forme Diobass au Kivu met à disposition du programme ses compétences en matière d’organisation, de structuration  et d’accompagnement méthodologique des organisations paysannes dans le Sud Kivu. D’autre part; elle anime le processus de communication chercheurs-paysans afin d’éviter un transfert vertical des connaissances.

En 2007, au cours de la saison des pluies A (mars- juin), les essais sur des semences souches de nouvelles variétés de légumineuses (Soja: 3 variétés; Haricot nain 3 variétés; Haricot à rame 2 variétés) ont pu débuter dans les quatre sites de Kabamba, Luhihi, Lurhala et Mwegerera retenus pour participer à la phase d’essai. Les conclusions des essais montrent que les terres situées sur les sites de l’axe Sud, soit Lurhala et Mwegerera n’ont pas favorablement répondu. De nouvelles recherches-actions avec d’autres variétés sont pour déterminer les meilleures combinaisons pouvant être  diffusées auprès des autres producteurs lors des prochaines journées paysannes.

La saison des pluies B (septembre-janvier) a permis de démarrer la phase de multiplication des semences. Vu les mauvais résultats des essais sur l’axe Sud, cette phase c’est essentiellement développée dans les sites de Kamba et Luhihi. Les surfaces de mise en culture pour la multiplication ont été étendues en intégrant des sites “satellites” et de nouvelles organisations paysannes dans le processus. A cet effet, deux séances de formation ont été organisées pour initier les agriculteurs aux techniques de multiplication. Les surfaces utilisées pour la multiplication avoisinnent les 8 hectares. Ces surfaces permettent déjà une diffusion appréciable des semences récoltées.

En fin de saison, les différents acteurs, INERA, SENASEM (Service National des Semences), les associations paysannes impliquées dans l’activité et l’équipe technique de la Plate-forme Diobass se sont rencontrés dans chacun des axes pour d’une part évaluer les activités et d’autre part, coter les semences selon les critères de performance des paysans.

L’assainissement du milieu urbain

Le programme est réservé à la gestion et au traitement des déchets de différents marchés urbains (Kadutu, Nyawera, Feu rouge, Beach Muhanzi, Nguba et Bagira).

Les déchets sont acheminés vers des sites agricoles où, après triage et compostage des déchets dégradables, sont utilisés dans les champs comme fertilisants pour l’accroissement de la production et l’amélioration de l’alimentation.

Au Nord Kivu, la Plateforme Diobass est en charge du programme d’assainissement de la ville de Goma avec la collaboration du Ministère provincial de l’Environnement et Tourisme. Au Nord-Kivu, le plan d’assainissement de la ville repose essentiellement sur la gestion des déchets, et l’organisation des jardins urbains pour une production agricole efficiente au sein des ménages pauvres.

Comités locaux de l’environnement: Ces comités locaux de l’environnement sont des initiatives présentes dans chacune de 3 communes et ayant pour mission de regrouper différents acteurs impliqués dans la gestion de l’environnement dans leur milieu respectif. Ils sont constitués de plusieurs notabilités : écoles, églises, services publics, universités, associations, groupes des jeunes, ONG, etc. Chaque structure y apporte sa contribution d’une manière ou d’une autre, quelle soit technique, financière, méthodologique, etc. La plate forme  DIOBASS y intervient comme tant d’autres organisations mais s’intéresse plus particulièrement à la structuration et l’organisation.

Comités des marchés:  La plate forme DIOBASS travaille depuis une année sur la gestion des déchets dans les marchés urbains de Bukavu. Ce projet avait été lancé officiellement le 05 juin 2007, à la journée mondiale de l’Environnement par le maire de la ville de Bukavu, entouré de plusieurs autres invités dont le représentant du gouverneur, les cadres de base, les chefs de services de l’environnement, et les délégués des associations étant les utilisateurs finaux de ces déchets.  Avec l’appui de l’Union Européenne, cette activité s’exerce sur 4 marchés sélectionnés de part leur accessibilité.

Programme PRODDES

Programme d’appui au renforcement de la structuration des organisations de base et à la décentralisation ( PRODDES)

Ce programme est fondé sur la structuration et la consolidation des organisations de base autour  des valeurs sociales, économiques, permettant l’amélioration des conditions de vie  des populations autant que la promotion de l’identité communautaire.

En effet, les communautés locales développent naturellement de stratégies pour faire face aux problèmes de leur milieu de vie. Elles s’organisent autour des chefs locaux ou des leaders d’opinions qui sont généralement des responsables des organisations de développement.  L’idée des comités locaux n’est pas une invention académique, ni une nouveauté dans la pratique paysanne et dans les communautés rurales.

L’auto – évaluation et le suivi des activités montrent que ces comités sont fonctionnels, ils sont structurés et tiennent des rencontres régulières. Dans la plupart des cas, ils rassemblent les organisations de la société civiles (certains CLD regroupent une trentaine d’associations) et les chefs locaux. Ils sont animés par un “noyau” composé d’une dizaine de personnes représentant les différentes composantes de la société. Les jeunes et les femmes y sont bien représentés.

Ce programme est un résultat de la collaboration de l’organisation SOLIDARITE SOCIALISTE (SOLSOC) de Belgique avec les ONGDs Congolaises (DIOBASS, PREFED, BUACO, GRAFOB et CENADEP) qui forment un consortium de développement nommé PRODDES.

Programme de recherche-action paysanne

Ce programme vise à valoriser les pratiques et savoirs locaux en vue de capitaliser les innovations paysannes locales au profit du développement rural. Ceci revient donc à promouvoir l’émergence d’un réseau de paysans-chercheurs lesquels, à travers la démarche de recherche action participative et des expérimentations participatives contribue à développer des unités de recherche orientées dont les résultats sont capitalisés aux travers des micro-entreprises paysannes.  Ce programme qui concourt a la promotion de l’identité paysanne tout en veillant à l’amélioration du  bien-être du paysan dans son terroir est animé par l’Ethnobotaniste Innocent Balagizi Karhagomba

La démarche de recherche action participative est  orientée vers la résolution des problèmes socio-économiques majeurs clés vécus dans le milieu par la valorisation du savoir et des pratiques  issus de l’intelligence collective.

  • Elle vise à valoriser le savoir local dans la protection et la conservation des cultures, la conduite de l’élevage, la santé animale et humaine et la gestion de l’environnement
  • Elle entraine  des expérimentations participatives pour valider l’efficacité des innovations paysannes en faisant intervenir des protocoles scientifiques.
  • Elle développe une Stratégie facilitant la diffusion des diverses solutions et résultats de recherche du réseau Diobass vers les communautés
  • Elle est fondée sur le dialogue et la  collaboration entre les universités locales, les centres de recherche et les brigades paysannes innovatrices,
  • Elle assure l’émergence de « Paysans-chercheurs »  dans les villages, et  le  développement de petites unités de recherche, de production et   de diffusion des innovations paysannes

Au fil de l’évolution de la recherche-action paysanne au Kivu, deux orientations sont observées. D’une part, la recherche-action paysanne (RAP) avec les activités spécifiques de recherche et d’échange au sein des communautés et avec des personnes ressources et d’autre part, la recherche-action paysanne « orientée vers le marché ». Cette seconde orientation découle des résultats de recherche de la première mais ne constitue pas un aboutissement ou une finalité, tant les Groupes de Recherche Action (GRA) impliqués dans les dynamiques de recherche-action paysannes renouvellent inlassablement leurs efforts de recherche pour approfondir ou élargir leur thème d’investigation.